Idée reçue n°1 : Le tricot, c’est pour les mamies

La Fée Line/ mai 11, 2019/ Actualités/ 0 comments

Moi aussi, j’ai souvent pensé que le tricot faisait référence aux personnes âgées, aux « mamies » à la retraite, et qu’elles seules connaissaient le secret du tricot magique qu’elles nous transmettraient lorsque notre tour sera venu.

Mais non. D’une part, je ne suis pas grand-mère, pas même mère à cette heure, et c’est ma mère qui m’a transmis ce savoir, je ne suis même pas sûre que ma grand-mère connaissait des points. J’avais peut-être 7 ou 8 ans quand j’ai commencé à faire mes premières petites écharpes au point mousse, et je trouvais cette activité enrichissante autant sur le plan moral que sur la créativité. Car oui, je créais quelque chose de mes propres mains, quelque chose d’utile que je pouvais m’offrir ou offrir à quelqu’un. Et c’est là que tout a commencé.

Je vous parle de mon expérience personnelle du tricot. J’ai pendant longtemps tricoté dans le but d’offrir à quelqu’un. A chaque modèle que je trouvais, je l’associais à une personne qui le recevrait un jour en cadeau. J’ai ainsi commencé à tricoter mes premières peluches, pour enfants, puis des chaussettes et bien d’autres choses. Aujourd’hui, je tricote toujours dans cette optique de créer quelque chose par moi-même pour des personnes spéciales qui se rendent compte de la valeur du fait-main, de la recherche qu’il y a derrière la matière, la complexité de la technique. Aujourd’hui, je vise l’éthique et l’écologique.

Le tricot, c’est bon pour le moral

Du fait de passer des heures concentrer sur une activité, même répétitive, ça a une incidence sur le cerveau. Je ne suis pas scientifique, mais j’en ressens moi-même les bienfaits : je reste concentrer sur mes mailles, je compte mes rangs, j’ai un objectif à atteindre : finir mon tricot pour obtenir un résultat final réussi. Je ne pense à rien d’autre, je ne réfléchis pas à mes soucis, je fais le vide. C’est une forme de méditation. D’ailleurs, j’ai lu un article sur la tricothérapie en ce sens – il y a d’ailleurs des livres sur le sujet.

De plus, quel joie d’achever un ouvrage unique qu’on aura fait soi-même de bout en bout, avec juste un fil ! Un peu d’autosatisfaction ne fait de mal à personne et enrichit l’estime de soi, et je me sens comblée à chaque fois que je termine un ouvrage, pour le résultat escompté.

Le tricot, c’est bon pour la santé

En plus d’être stimulant pour le cerveau, la dextérité que demande le jonglage des aiguilles pour former les différents points rend agile vos doigts. Toujours à compter et à vous souvenir de ce que vous faites, le tricot stimule également la mémoire. Sans oublier son aspect anti-anxiété et relaxant qui, par ce biais, diminue la pression artérielle et la fréquence cardiaque.

Un énorme réseau de triconautes

Encore un peu timide en France, j’ai néanmoins découvert via les réseaux sociaux qu’il existe un énorme réseau de tricoteuses, encore plus grand dans le crochet, qui partage avec passion ses modèles, ses photos, ses passe-temps avec les autres. Et il n’y a pas que des personnes âgées ou des femmes ! Des hommes participent au tricot, même de grands sportifs se détendent avec du tricot entre deux compétition.

Si vous voulez apprendre à tricoter, ou découvrir l’univers tout simplement, il existe énormément de sites de partages de modèles, des vidéos amateurs qui montrent la marche à suivre. Tout est fait par des passionnés, et je trouve ça bien plus enrichissant qu’un monopole de grande entreprise. Evidemment, on trouve des modèles notamment en anglais, mais il existe aussi des lexiques pour traduire, ou ces mêmes modèles directement traduits. Ce réseau est riche, c’est dommage de passer à côté.

Il existe aussi de nombreux clubs de tricots en France, ainsi que de plus en plus de cafés-tricot. C’est convivial et enrichissant ! Le mélange des expériences générationnelles ne peut qu’être bénéfique.

C’est éthique et écologique !

Je vous parlais d’éthique et d’écologique, mais c’est bien démontré. D’une part, ce que vous fabriquez par vous-mêmes, c’est quelque chose que les enfants dans les pays qui les font travailler ne feront pas. De même, il est possible de tricoter de façon écolo : déjà pauvre en besoin de matériel, vous pouvez vous contenter d’une paire d’aiguilles en bambou – personnellement, je préfère le bambou au métal, plus souple – et il existe aussi toutes sortes de laine, de la laine tondue avec éthique, en prenant soin des animaux, au coton bio, en passant par des mélanges végétaux, on peut facilement se passer de l’acrylique ou du polyester. J’utilise également des fils recyclés pour certains aspects souhaités.

De mon côté, je ne fais pas on plus de gaspillage : les petits bouts de laine qu’il me reste, je les garde pour créer des petits objets tricotés : des pompons, des petits noeuds, des bijoux, on peut tout tricoter ! De même, si vous avez un vieux pull dans les placards, il suffit de le détricoter pour en refaire un nouveau ! On est dans le recyclage !

La mode du DIY

On ne peut pas passer à côté, mais avec ces histoire d’écologie et d’éthique, le DIY est ce qu’il se fait de mieux sur internet ! D’une part, il est gratifiant de réaliser soi-même ses accessoires, d’autre part, le tricot permet tant de possibilité ! Pour ma part, je crée moi-même certains de mes modèles sur ma boutique, et je finis avec des choses farfelues mais originales !

Le choix de modèle sur Internet est suffisamment impressionnante pour avoir ses propres idées. Il suffit de frapper à la bonne porte. Autant sur Pinterest, Instagram ou même Ravelry, on y trouve des modèles tendances, de toutes formes et de toute tailles. De même, je trouve que les fabricants de pelotes suivent cette tendance avec des couleurs chatoyantes, des textures agréables et des matières éthiques et écologiques.

Alors, quand est-ce que vous vous mettez au tricot ?

Share this Post

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*